Ivan Vladislavic – Distance

Editions Zoé, 2020. Traduit de l’anglais (Afrique du Sud). 21 €.

Voilà une belle histoire d’amour entre deux frères sud-africains, élevés à Pretoria au temps de l’apartheid (début des années 70). Branko, l’ainé est alors un pré-adolescent qui rêve de gagner le Tour de France… Joe, son cadet, lui a une passion : Cassius Clay alias Mohammed Ali. Il collationne et collectionne tous les articles de presse consacrés à son idole.

Quarante ans plus tard, Joe retrouve ses « albums Ali » et décide de s’en inspirer pour un nouveau roman qu’il va écrire avec Branko. C’est l’occasion pour eux de se rappeler leurs adolescences entre amour et distance.  Et d’évoquer aussi la distance et la haine omniprésentes entre noirs et blancs. Leur père ne veut pas reconnaître le changement de nom Cassius Clay et refuse de l’appeler Mohammed Ali .

Cassius Clay alias Mohammed Ali est omniprésent dans ce roman, et c’est un plaisir de se rappeler sa personnalité, fière et drôle, de ses combats mythiques gagnés ou parfois perdus… Outre la boxe, c’est surtout un beau livre, simple sur l’Afrique du Sud de l’apartheid et surtout sur le lien profond entre deux frères.