Le Petit

LE PETIT

Fernando Aramburu

traduit de l’espagnol par Serge Mestre

Le roman est basé sur un drame véritable qui se déroule dans une école basque en 1980, quand une explosion de gaz provoque la mort de cinquante enfants. Confrontés à ce deuil impossible, un grand-père qui n’a pas appris à mettre de mots sur la blessure et une mère brisée par le silence s’efforcent, chacun à leur manière, de survivre. Plongée pudique dans l’esprit des victimes, en leur donnant une voix alors que leur peine est indicible, le texte – qui a une « voix » lui aussi -, transcende avec délicatesse une tragédie locale pour en faire une expérience universelle.

Résumé éditeur :
« Le Petit » est l’histoire d’un enfant qui ne rentrera plus jamais de l’école : la chaudière de l’établissement a explosé – cela s’est produit dans une bourgade de Biscaye, le 23 octobre 1980. Toute une classe d’âge (les 5 à 6 ans) a péri.
L’auteur est entré à pas feutrés dans la maison de l’un d’eux. Deuil et courage, illusoire reconstruction, impossible oubli. Pour son grand-père, « le petit » vit à jamais. Le chagrin est monté au ciel : « l’aéronef se perd à l’intérieur d’un nuage. Où peut-il bien se rendre ? On murmure (…) que cinquante enfants sont à bord et que c’est une maîtresse qui pilote ; à ses côtés, le copilote est un instituteur. La cuisinière de l’école, elle, déambule le long du couloir, entre les sièges, et joue le rôle d’hôtesse de l’air. Elle s’occupe des petits, leur caresse la tête, leur chante des chansons de l’époque où elle-même était gamine. Ils sont tous morts. »
Un éclair de joie illumine l’esprit embrumé du vieil homme. On a dû mal compter. Ils ne sont que quarante-neuf fantômes à bord de l’avion. Son « petit » est sauf.

Actes Sud, 22€