Carnage

Carnage, pour en finir avec l’anthropocentrisme.

Jean-Marc Gancille

 

Jean-Marc Gancille est le cofondateur de Darwin à Bordeaux, un tiers-lieu écologique issu d’une ancienne caserne militaire, où cohabitent entrepreneurs, artistes, sportifs, agriculteurs urbains et citoyens engagés. Désormais, il se consacre pleinement à la cause animale. Vice-président durant six ans de Wildlife Angel (ONG de lutte contre le braconnage de la grande faune africaine), cofondateur du collectif anti-captivité Rewild, actif dans plusieurs mouvements animalistes, il agit au quotidien en faveur de la conservation des cétacés à La Réunion au sein de l’ONG Globice.

Dans ce court essai, Jean-Marc Gancille nous propose une analyse de la relation entre humains et animaux et détaille les multiples visages de l’exploitation animale : sacrifices religieux, collections et commerce d’animaux sauvages, domestication, usages militaires ou expérimentations en laboratoire, captivité forcée dans les zoos et aquariums, chasse et pêche récréatives, élevage intensif ou surpêche, etc. On n’en finit plus d’établir la liste des formes qu’adopte l’anthropocentrisme, alors même qu’il a été démontré scientifiquement que les animaux sont des êtres intelligents, sensibles et sentients, capables de s’adapter et de s’organiser en société.

Il souligne également le fait que cette relation, basée sur la domination, sera bientôt à l’origine d’une sixième extinction de masse à cause de notre impossibilité à cohabiter. L’auteur dénonce les mensonges et le lobbying de l’industrie agroalimentaire qui tente de nous faire oublier que nous faisons, nous aussi, partie intégrante de cet écosystème que nous avons déséquilibré. Tout dans la nature est intimement lié : si un maillon se brise, toute la chaîne saute.

Enfin, Jean-Marc Gancille propose une porte de sortie et appelle à un éveil collectif sur la question. Grâce à des chiffres très parlants et de solides références, il aborde l’anthropocentrisme de façon accessible et indispensable et s’attache à retirer nos œillères face aux millions d’animaux qui subissent nos choix au quotidien. Une chose est sûre : après cette lecture, il est difficile de revenir en arrière.

« L’espèce humaine tue consciemment, volontairement, chaque minute dans le monde, plus de 2 millions d’animaux. Autrement dit, elle massacre en une semaine 50 fois plus d’animaux que l’ensemble des victimes humaines de toutes les guerres de l’histoire de l’humanité. »

 

 

Ed. Rue de l’échiquier, 10€